11/23/202310min

Collective ou individuelle, l’autoconsommation via panneau solaire séduit chaque jour davantage. Et pour cause : entre baisse de la facture d'électricité, maîtrise des coûts et un rayonnement positif pour l’entreprise, les raisons sont nombreuses pour consommer sa propre électricité. De plus, ce projet de rénovation énergétique peut être réalisé à moindre coût grâce au système du tiers financement.

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Baisser de 55 % les émissions de gaz à effet de serre

La définition de l’autoconsommation n’a pas besoin d’un long discours. C’est consommer sa propre production d’électricité. Une définition légale, puisque c’est celle que l’on trouve sur le site du Ministère de la transition écologique. Et comme il est également précisé : « Avec la baisse des coûts de production des installations d’électricité à partir de sources renouvelables et la hausse concomitante du prix de détail de l’électricité, c’est une pratique qui est amenée à se développer fortement. »

La motivation du gouvernement semble ouvrir de nouvelles perspectives. Notamment à l’heure où les objectifs deviennent de plus en plus ambitieux. C’est ainsi que le 19 mai 2023, le gouvernement a annoncé souhaiter baisser de 55 % nos émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030. Et d’ajouter « Pour y parvenir, la planification écologique est une méthode globale, permettant d’agir de façon coordonnée avec l’ensemble des Français, des entreprises et des collectivités locales. » Les entreprises, petites ou grandes, seront donc un des acteurs majeurs des efforts demandés. C’est ainsi que les travaux menés par le Secrétariat général à la planification écologique a confirmé les trajectoires prioritaires dans le domaine du transport, du bâtiment, de l’industrie, de l’énergie et de l’agriculture au travers des leviers les plus réducteurs d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

Dans ce cadre, l’autoconsommation panneau solaire peut s’avérer une solution contributive innovante. Et économiquement intéressante pour les entreprises. Quoi qu’il en soit, elle contribue à atteindre certains objectifs ambitieux comme faire croître la part des énergies renouvelables dans la consommation d’électricité française d’ici à 2030. Jusqu’à 40%.

Il reste néanmoins quelques points à définir. Comme par exemple la distinction qu’il peut y avoir entre l’autoconsommation individuelle et collective ; sa mise en œuvre et les aides possibles ou encore le cadre légal pour le rachat des surplus de production.

L’autoconsommation individuelle ou collective

Une chose est sûre, l’autoconsommation a le vent en poupe puisque à fin mars 2023, Enedis recensait 187 boucles d’autoconsommation collective par comparaison aux six comptabilisées en 2018. Le tout d’origine photovoltaïque en grande partie. Au total, ce sont quelque 2 200 auto consommateurs et plus de 300 producteurs qui sont intégrés dans ces boucles pour une puissance totale de 11MW. Par boucle, on entend un système énergétique vertueux, local, qui reverse la surproduction - individuelle ou collective - dans le réseau global pour être ensuite consommé dans une zone géographique proche. On peut imaginer une entreprise produisant son électricité dont le surplus est ensuite reversé pour alimenter des bornes de recharges pour véhicules.

L’autoconsommation passe souvent par l’installation de panneaux solaires

Mais qu’en est-il pour les PME / TPE ? Et bien, crise énergétique oblige, elles sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers l’autoconsommation souvent en installant des panneaux solaires photovoltaïques. Certes, cela concerne essentiellement les sociétés disposant d’une surface conséquente en extérieur. Boutiques et bureaux de centre-ville doivent challenger cette solution. En revanche pour les supermarchés et leurs ombrières de parkings, les toits des entrepôts d’usines ou de hangars de stockage, cette solution s’avère bénéfique. Ainsi par exemple, 22 000 m² de panneaux photovoltaïques ont été installés dans un centre commercial Leclerc dans l'Allier. "Le plus grand parc solaire de France dans un hypermarché" selon l’enseigne. L’installation devrait couvrir entre "25 et 35% de besoins annuels en électricité du magasin", explique Jean-Paul Oger, directeur du magasin à France Bleue. Pour un chef d’entreprise, une seule question demeure : est-ce rentable ? Et bien la réponse est sans appel : avec la crise de l’énergie actuelle, il semblerait que oui. Le coût du mégawattheure auto produit se situe entre 50 et 100 euros, là où l’électricité s’échange sur le marché de gros aux alentours de 1000 euros le MWh. C’était 85€ il y a un an encore. Au-delà du bénéfice « coût », c’est aussi une vraie stabilité des prix sur 20 ans qu’offre l’autoconsommation.

Les 4 avantages de l’autoconsommation panneau solaire

Un bénéfice auquel s’ajoute depuis octobre 2021 l’énorme avantage de l’arrêté tarifaire. Un arrêté qui modifie le seuil d’accès à un tarif d’achat hors appel d’offres qui passe de 100 à 500 KW. Pourtant, les entreprises peinent à se lancer dans l’autoconsommation panneau solaire ou le font trop souvent pour les seules questions d’images.

Au final, l’autoconsommation a quatre avantages majeurs

  • La maîtrise de sa consommation électrique et donc de sa facture
  • La sécurisation du prix du Kwh consommé
  • Un vrai engagement vers la transition énergétique
  • Une communication et une image positives pour votre entreprise, auprès de vos collaborateurs comme de vos clients.

Une fiscalité incitative

De plus, certains avantages fiscaux sont incitatifs.

Des aides publiques à l'autoconsommation.

Vous pouvez bénéficier d’une aide à l’investissement sur 5 ans dans le cadre d'une rénovation énergétique pour les projets de moins de 100 kWc (kilo-Watt-crête) et un tarif de rachat des excédents de production garanti sur 20 ans. Pour les projets entre 100 et 1000 kWc, vous bénéficiez d’une rémunération complémentaire de l’électricité autoconsommée.

Une exonération de taxes

La loi du 24 février 2017 permet l’exonération de la CSPE et de taxes locales sur la part d’électricité autoconsommée pour les installations allant jusqu’à 1 MW de puissance installée.

Autoconsommation par panneau solaire : des start-ups à la pointe

Pour vous aider dans votre démarche, les solutions sont nombreuses et parfois innovantes. A côtés des acteurs incontournables comme EDF ou Enedis, certaines start-ups proposent de vous accompagner pour – évidemment -, vous faciliter la vie. Trois exemples pour s’en convaincre. Le kit panneau solaire autoconsommation de la start-up nantaise Beem Energy par exemple, intéressera plus particulièrement les TPE qui trouveront le moyen de booster leur consommation. Le kit fournit une puissance de 300 Watts, ce qui permet d’alimenter un réfrigérateur, cinq ampoules LED et une box internet par exemple. Comptez 700€ le kit solaire de 420W pour un gain de 250 euros par an selon Beem Energy. Pour les salles de sport, ou des team buildings qui ont enfin un sens, on ne saurait trop conseiller la proposition de Cyclo Power Factory. La start-up livre depuis 2017 des vélos ou des rameurs directement reliés à votre réseau électrique. Résultat : une heure de vélo peut recharger 10 smartphones. C’est un début. Lancey vous invite à stocker dans une batterie l’énergie produite par vos panneaux solaires pendant que vous n’êtes pas là. Le week-end et les jours fériés par exemple.

Trois exemples qui sont loin d’être exhaustifs. L’autoconsommation panneau solaire devrait gagner ses lettres de noblesse dans les années à venir, conjuguant les avantages coûts, écologie et stabilité tarifaire.

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